Les Weppes, un territoire pas si paisible qu’il n’y parait




Billet publié le lundi 14 mars 2016 par Webmaster et lu par 282 internautes

Dans son édition du 12 mars 2016, La Voix du Nord relate des faits que l’on pense ne pas pouvoir constater dans ce secteur du réseau Transpole. Les Weppes semblent un secteur calme et paisible, loin de la frontière belge attirant de son lot d’ivrognes et de trafiquants. Loin aussi de Lille et de sa cohue permanente. Et bien non, il suffit d’un établissement scolaire pour pourrir la vie du personnel et des voyageurs d’une ligne de bus.

Dans la Vallée de la Lys, le personnel de conduite se sent déjà à l’écart du dispositif de prévention et d’intervention de Transpole alors que les lignes convergent vers Lille et Tourcoing. On ose imaginer la dimension du sentiment d’abandon pour le personnel qui assure les lignes entre La Bassée, Sainghin, Lille CHR et Lomme St Philibert...

Beaucamps-Ligny : le bus :64 : , cible répétée, depuis cinq ans, d’incivilités d’adolescents
PAR BRIGITTE LEMERY

Une vingtaine d’élèves importunent chaque vendredi les passagers et les conducteurs du bus :64 : . Jean-Paul Verrier, un voyageur excédé, ne supporte plus ces agissements qui durent depuis cinq ans et seraient le fait, selon lui, des Apprentis d’Auteuil de Fournes-en-Weppes.

Jean-Paul Verrier craint que ces incivilités des élèves, sur la ligne :64 : , dégénèrent un jour, si on n’y met pas fin.

Sur la ligne :64 : , depuis cinq ans, les vendredis après-midi sont agités. Il semblerait qu’une vingtaine d’adolescents, peut-être des pensionnaires « Apprentis d’Auteuil » quittant l’internat en fin de semaine, montent dans le bus et le transforment en terrain de jeu.
La ligne :64 : assure le trajet entre Lomme et La Bassée, et traverse plusieurs villages des Weppes. Jean-Paul Verrier, ancien professeur d’histoire qui a exercé quarante ans à Sainte-Marie, ne supporte plus cette situation qui se répète depuis cinq ans au bus de 13 h 10.
« Les conducteurs, conductrices et les voyageurs sont tous sociables, sympathiques et font de ce trajet que je prends depuis quarante ans, un temps de convivialité », explique-t-il.
« Malheureusement, des élèves Apprentis d’Auteuil de Fournes-en-Weppes viennent régulièrement semer la pagaille. C’est dommage ! »

Déjà en 2012...
Et Jean-Paul Verrier cite les derniers agissements de ceux qu’il appelle « les Apaches » : « Il y a un mois, ils ont commencé à mettre le feu à un siège. » Et le vendredi 26 février, des élèves, qu’il qualifie de « particulièrement excités », ont passé « tout le voyage à chahuter, à injurier le conducteur, à jeter des stylos, des canettes dans le bus... ».
Le conducteur aurait averti le P.C. de Transpole. « Mais, quand le bus est arrivé à Saint-Philibert, ils s’étaient éclipsés avant l’intervention des agents Transpole. Le conducteur a porté plainte. La vidéosurveillance du bus permettra peut-être des poursuites, mais un policier m’a dit que ça finirait en main courante ! Et chez Transpole, j’ai entendu dire que c’étaient des voyageurs comme les autres ! »
Le problème, c’est que la situation n’est pas nouvelle. Jean-Paul Verrier raconte que déjà en 2012, des Apprentis d’Auteuil s’étaient fait remarquer par un comportement irrespectueux. « La direction de la Maison des Apprentis d’Auteuil avait alors fait escorter les élèves par un surveillant. Mais quand le chahut commençait, il n’intervenait pas, disant : Ces sont des jeunes, ils ont le droit de s’exprimer ! »
Jean-Paul Verrier a été enseignant. Il sait ce que sont des ados rebelles et ne leur reproche pas de s’exprimer, mais de faire peur aux passagers : « Je ne veux pas jeter l’opprobre sur les Apprentis d’Auteuil qui font un excellent travail d’éducation et d’intégration sociale. Mais ça fait des années que des élèves prennent plaisir à importuner les conducteurs et les voyageurs qui ne se plaignent pas, de peur des représailles. Il est grand temps que ces violences cessent, avant un accident grave ! »

Un rappel à l’ordre fait... sans attendre d’être sûr
Florent de Bazelaire, directeur régional de l’Œuvre des Apprentis d’Auteuil, n’a pas attendu « des éléments complémentaires, prouvant que les incivilités commises par des élèves sur la ligne :64 : soient le fait des Apprentis d’Auteuil ». Après avoir reçu la lettre de Jean-Paul Verrier, « même si on n’a aucune preuve et si il n’y aurait pas eu de dépôt de plainte ni auprès de Transpole, ni auprès de la police, pour le moment », il a décidé d’agir.
À sa demande, le directeur du collège Saint-Jacques a « fait un rappel à l’ordre sur la citoyenneté » auprès des 90 collégiens scolarisés dans l’établissement. « Ça a été fait pour tout le monde ! Et au niveau de la Maison d’enfants, une dizaine de jeunes ont été pris en charge par des éducateurs dans le cadre d’une sensibilisation », là encore citoyenne.

Un contact aurait été établi aussi avec Transpole afin de vérifier les faits et la responsabilité des élèves Apprentis d’Auteuil, en obtenant les images de vidéo-surveillance du bus.

Florent de Bazelaire a également proposé à Transpole de venir effectuer un temps de sensibilisation dans l’établissement. Pour le moment sans réponse. « L’affaire n’est pas claire. On n’a pas assez d’éléments pour le moment. Si ce sont des jeunes du collège, puisqu’il s’agit d’un trajet école-domicile, ce sont les parents qui seront responsables et convoqués. Si ce sont des jeunes de la Maison d’enfants, nous avons alors une responsabilité. »
Chez Transpole, on confirme « avoir bien eu une remontée d’incident, sans dépôt de plainte » et qu’un « contact a été pris avec l’établissement » les Apprentis d’Auteuil à Fournes-en-Weppes.B. L.



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