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Le
renouveau du Mongy
 Mise
à jour : jeudi 4 aout 2011
Plus qu'une rénovation,
les travaux qui ont jalonné durant 3 ans la vie
du Mongy (1991-1994) sont une reconstruction.
Là, où dans l'incertitude sur l'avenir du Mongy
(1968-1972) on remettait à niveau, ici c'est la
totalité du réseau qui fut refait. Voies,
arrets, caténaires, accès, tout est neuf...
sauf le tracé des lignes, reliant toujours Lille
à Roubaix et Tourcoing ! La circulation du
tramway était suspendue en juillet/aout 91, 92
et 93. Durant le reste de l'année, le service
s'arrêtait à 21 h. Les ouvriers entraient alors
en action pur les renouvellement de voies tandis
que des bus remplaçaient le tramway.
# La voie :
A
l'origine faites de rails de 30 kg/m tirefonnées
sur des traverses en bois puis de 50 kg/m (sur
traverses bi-bloc en béton) sur le tronc commun
Lille - Croisé, la voie est unifiée avec du
rail Vignoble de 50 kg/m sur des traverses en
béton unibloc. Pour le remplacement, l'ancienne
voie a été découpée en tronçons de 18 mêtres
et évacués par semi-remorques soit dans une
fonderie soit au dépot de l'AMITRAM pour la
ligne de tramway touristique. La plate-forme de
la voie est creusée sur une épaisseur de 60 cm
pour enlever les anciens cables et le ballast
usagé. Un film drainant est installé puis un
fond de ballast est posé. La nouvelle voie est
soigneusement aligné puis on remet du ballast.
Le lendemain, une machine appellée
"bourreuse-nivelleuse" viendra régler
la voie pour assurer une inclinaison et un
alignement parfaits. On n'a pas lésiné sur les
moyens : la voie peut tenir 25 ans et résister
aux contraintes d'un axe lourd de 15 t par
essieu. Les rames BREDA font, à plein, 55 t soit
7.90 tonnes à l'essieu....

# Voies encastrées : Là aussi, ce fut le grand
chambardement. Le macadam du carrefour remplacant
le pavé est étendu jusqu'au bout des quais. La
construction des arrêts est spectaculaire : tout
est arraché ! Rails, pavés, abribus, rambardes,
pylônes et même les arbres sont enlevés. Quand
la zone est nettoyée, une tranchée de de 70 cm
de pronfondeur est creusée pour être ensuite
recouverte de bétons. dans l'entre-axe des
voies, un caniveau est réalisé. il servira au
passage de câbles électriques divers. Sur le
fond en béton, un treillis en fer soudé est
installé. C'est là-desuus que sera posé le
rail à gorge. Une fois que toutes la voie est
installée, on "bouche les trous" en
coulant une nouvelle couche de béton en prenant
soin de laisser une marge de 10 cm pour le
macadam. La voie est ainsi auto-tirefonnées dans
le sol. En finition, une couche de macandam est
étalée puis le joint rails/macadam est comblée
avec un joint de caoutchouc posé à chaud.
Parfois, le macadam est remplacé par des galets
plus décoratifs comme à Roubaix et le long de
canal de Tourcoing.

# Arrêts et accès :
En parallèle à la pose des voies
aux carrefours, les nouveaux quais sont
aménagés. Alors que les arrêts étaient
installés tant bien que mal le long de la voie
(toujours droite), c'est maintenant la voie qui
doit se faufiler entre les quais. Les arrêts
sont construits selon le même principe :
au-delà de l'intersection pour que les voyageurs
ne passent pas devant le tramway qui redémarre.
Néanmoins, quelques-un seront construits en face
à face, en fonction des profils des carrefours.
Les arrêts sont composés d'un cadre en plaque
de béton ; l'intérieur est rempli de béton
après avoir installé tioutes les gaines
électriques et évidements pour le plantaison de
nouveaux arbres. Mesurant 30 m de long et 2.8 m
de large, le quai est équipé d'un abri de 10 m
de long, de 2 banc et d'un espace d'infos au
centre avec un distributeur de tickets. Une pente
douce permet de monter les 38 cm de dénivellé.
Le tramway est ainsi au même niveau que le quai.

# La ligne aérienne :
A la construction des lignes du Mongy, la ligne
aérienne était composée d'un cable porteur et
du fil de contact reliés entre eux par des fils
de liaison. Ce système permettait aux 400 de capter le courant par
une perche à roulette. Lors du remplacement par
des pantographes, en 1949, le fil est décalé à
gauche ou à droite et ceci un pylône sur deux
pour créer ainsi un zig-zag du trolley. Ceci
afin de répartir l'usure du frottement sur toute
la largeur du pantographe. En parallèle,
l'espacement des pylônes est réduite de 100 m
à 50 m. Lors des travaux de 1991 à 1994, la
ligne aérienne est progressivement changée :
les nouveaux pylônes en H et le fil de contact
sont installés alors que les anciens
équipements demeurent en place. On peut allors
admirer des trésors d'ingéniosité pour les
raccordements. La nouvelle caténaire est
composée d'un double fil de contact (sans
porteur) suspendu par des pylônes axiaux
distants de 50 m. Dans les virages, les pylônes
passent à l'extérieur de la courbe. Aux
arrêts, les pylônes sont à l'opposé du quai.
# Les équipements :
Des
postes de transformation du courant 20KV / 750V
pour l'alimenation du tramway ont été
construits au Romarin, au Croisé-Laroche, à la
Terrasse, à Monuments-Aux-Morts, au
Chateau-Rouge et au Pont Hydrauliuque. Un nouveau
dépot a été construit au Roges-Barres en
remplacement du site historique, devenu trop
exigu et difficlement accessible à cause du
souterrain Clémenceau.

# Les modifications du
tracé :
Bien
que gardant son profil d'origine, le Mongy a vu
son tracé modifié comme, par exemple, pour la
desserte de la Gare-Lille-Europe et du terminus
de la Gare-Lille-Flandres. Entre 1989 et 1992,
les tramways et les rames du métro 1bis (futur
2) se font face. Pour permettre le prolongement
de la ligne de métro vers Mons, les tramways
déménageront à l'étage supérieur. Il a été
aménagé 2 stations souterraines, St-Maur et
Clémenceau-Hippodrome. Pendant leurs
constructions, le passage du tramway se fait en
voie unique mais en marquant l'arrêt. De nos
jours, le tramway s'arrête de part et d'autre
d'un quai central accessible par un escalier et
un ascenseur. Au Croisé-Laroche, la voie de
retournement a été conservée. A Tourcoing, le tramway a délaissé la rue
Lehoucq au profit d'un site propre longeant le
canal et passant dans une rue piétonne. La
circulation se fait en voie unique pour arriver
au terminus où deux voies encadrent un quai
central. A Roubaix, en haut du Parc Barbieux, les voies
ont été regroupées sur un site propre latéral
. Finis les tramways qui cisaillent la route ! Au
Monuments-Aux-Morts, la voie traverse l'avenue,
passe de part et d'autre de l'arrêt puis se
rejoint et continuent ainsi jusqu'au terminus en
tiroirs de Roubaix Eurotéléport.
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