L'évolution du réseau de Roubaix et Tourcoing

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Re: L'évolution du réseau de Roubaix et Tourcoing

Message non lu par FVCAD » 19 août 2013 13:13

Pour le dessin, pas marché (j'ai tenté un copié-collé depuis Word comme je fais pour le texte). Le mode d'emploi n'est pas si évident, ce serait sympa si l'un de vous pouvait me donner une petite explication technique. J'ai également mis un message dans "poster une photo" dans la rubrique "administration".
Et dès que je saurai comment faire, vous pourrez voir mes plans du réseau. Ce sera plus parlant pour ceux qui sont plutôt visuels.

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Re: L'évolution du réseau de Roubaix et Tourcoing

Message non lu par FVCAD » 19 août 2013 13:19

Donc on continue en mode texte.

En 1961, la ligne 20 sera déviée au voisinage de son terminus à Lys Justice pour desservir le tout nouveau supermarché des Hauts-Champs (Elle passe Rue de Maufait, Avenue Motte, Rue Michelet et Rue Emile Zola. Cet itinéraire est alors le même dans les deux sens. Le retournement à Justice se fait par les rues Pasteur et Hoche).

Dans les années 1960 sont également créés des services sporadiques reliant le quartier d'Hem Beaumont à l'hôpital de la Fraternité (dimanche) et au nouveau lycée Van der Meersch (semaine). Ces services seront désignés comme ligne 22.

En 1967 ouvre l'hypermarché Auchan Roncq; certains services de la ligne 12 sont dès lors détournés pour le desservir.

Les seuls changements notables concernent la ligne 13 (et les 9 et 16 qu'elle a avalées).
Il ne m'a pas été possible d'en retrouver les dates précises, si ce n'est qu'ils se sont produits entre 1958 et 1966 (merci Papybus pour la précision sur ton plan. Pour ma part j'ai pu voir à LMCU un plan datant du 26/10/67, la ligne 13 avait donc déjà atteint son état final au moins un an plus tôt). Seul l'ordre dans lequel ils se sont produits est certain:

- Création d'une antenne depuis Tourcoing Grand-Place vers Tourcoing Gare et Wattrelos Mousserie (cité juste construite)
- Suppression du tronçon Tourcoing Grand-Place – Rue de Roncq (qui restera indesservi jusqu'à la création de la ligne 30, en 1972).
- Prolongement depuis la Mousserie vers Fosse-aux-Chênes – Roubaix Gare – Roubaix Grand-Place
- Déviation depuis la Mousserie vers Boulevard de Strasbourg – Roubaix Grand-Place
- Annexion des lignes 9 Roubaix Grand-Place – Wasquehal et 16 Roubaix Grand-Place – Hem – Forest, qui deviennent de longues antennes (les services desservant Wasquehal passent ainsi deux fois presque au même endroit, dans le quartier Mackellerie-Blanc-Seau…)

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Message non lu par FVCAD » 19 août 2013 13:27

La ligne Tourcoing – Leers – Lannoy continue de circuler, exploitée par un transporteur privé (probablement déjà Michel Tricoit). En 1960, un accord de sous-traitance est passé entre M. Tricoit et la CGIT pour reprendre une desserte entre Flers et Lannoy, qui n'existe plus depuis 1954 (obligeant les usagers à effectuer un long détour par Roubaix). En 1966, un nouvel accord permet de supprimer la rupture de charge obligatoire à Flers, en prolongeant la ligne jusqu'à la gare de Lille avec desserte de quatre arrêts intermédiaires: La Guinguette, Chapelle d'Elocques, Douane de Fives, et (en période de foire seulement) Foire Commerciale. A Lille, le terminus est situé Rue Charles Saint-Venant. Jusqu'en 1977, la ligne sera exploitée de bout en bout par un seul véhicule qui effectue six allers-retours journaliers, une rotation prenant 2h40.

Le statut de cette ligne est très spécial: le tronçon Tourcoing – Leers appartient toujours à l'ELRT; le tronçon Lannoy – Lille est passé dans son intégralité à la CGIT en 1956, bien que cette compagnie n'ait jamais desservi que Flers – Lille; et enfin, bien qu'ayant été exploité par l'ELRT avant la guerre, le tronçon Leers – Lannoy relève directement du Département… En 1969, Daniel Mentha (qui a repris l'entreprise de Michel Tricoit) signale que, dans l'inventaire des lignes possédées par l'ELRT en vue de la reprise par la SNELRT, la ligne Tourcoing – Leers a été purement et simplement oubliée! Par la suite, elle sera désignée de manières diverses: 5/1 entre Lille et Flers (son trajet, grandement commun avec la ligne 5 en 1966, n'a pas suivi l'échange d'itinéraires avec la ligne 1 survenu en 1967; elle se retrouve donc être un "hybride" des lignes 5 et 1; et partage avec la 1/8 un indice en fraction); M entre Tourcoing et Hem (peut-être parce que son exploitant s'appelle Mentha, ou était-elle déjà désignée ainsi du temps de M. Tricoit?).
Les documents CGIT destinés au public ne la mentionnent jamais, pas plus que les potelets d'arrêts (sauf celui de la rue Charles Saint-Venant).
(C'est également dans la plus grande autarcie que la ligne sera déviée par les voies nouvelles en 1974 entre Flers et le Recueil en raison de la construction de l'autoroute urbaine et du quartier de la Cousinerie. Le guide des transports de la Communauté Urbaine de 1975 mentionne toujours les arrêts L'Aviation, Tir-à-Locques et Marais d'Annappes, alors que la Rue Jules Guesde qui les porte est déjà interrompue depuis longtemps!)
Les plans SNELRT édités après 1968 montrent son tracé jusqu'à Leers, une flèche indiquant simplement qu'elle continue au-delà; elle est mentionnée sur les potelets d'arrêt jusqu'à Hempempont (les panneaux d'arrêts propres à la seule ligne M sont d'ailleurs restés verts jusqu'en 1977). Les fascicules SNELRT qui en reprennent les arrêts montrent la ligne en intégralité jusqu'à Lille, sans mentionner aucunement qu'elle ne s'appelle plus M à Lille…

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Message non lu par FVCAD » 19 août 2013 13:32

En 1966 est créée par la Loi la Communauté Urbaine de Lille, qui a compétence en matière d'organisation des transports publics (les syndicats mixtes d'exploitation deviennent automatiquement des subdivisions administratives de la CUDL). En 1968 arrive la fin de la concession de l'ELRT; la compagnie fermière SNELRT est alors constituée pour reprendre l'exploitation du réseau pour une période de douze ans. Cette échéance coïncide avec celle de la CGIT, ce qui permet d'envisager la fusion des deux réseaux en 1980. Après douze années de calme plat, le réseau de Roubaix et Tourcoing entre dans une période de profonds remaniements.

Dès le 30 juin 1969, la ligne 20 est prolongée à Toufflers, en remplacement de la ligne 19 qui disparaît. Tous les services effectuent le trajet Tourcoing Grand-Place – Lys Justice en effectuant le détour par les Hauts-Champs (mais plus par la rue Maufait). Un service sur deux continue au-delà de Lys Justice vers Lannoy et Toufflers. Le trajet descendant entre les Hauts-Champs et Lys Justice sera ensuite dévié par le Chemin Vert à la faveur d'une mise à sens unique de la rue Emile Zola, créant une boucle de retournement plus pratique pour les services partiels (appelés 20-barré). En 1972, le terminus de Toufflers est reporté de la Place de la République jusqu'à une nouvelle boucle de retournement située peu avant la Douane.

Le 15 juin 1970, la ligne 17 est déviée entre la place Carnot (la Place Carnot était déjà desservie depuis 1953 ou peu après par un crochet entre les arrêts Franklin et Molière) et Carihem pour desservir la nouvelle ZUP des Trois-Ponts et le Lycée Van der Meersch. Le 3 novembre de cette même année, un nouveau détour est effectué entre le Lycée Van der Meersch et Carihem pour desservir le nouvel hypermarché Auchan Leers.

En 1970 également, la SNELRT rachète à l'autocariste Delannoy les droits de coordination de la ligne Lille – Linselles – Wervicq et l'intègre à son réseau sous le numéro 56. Mais face au déficit important des lignes 55 et 57, pour lesquelles l'autobus urbain n'est pas adapté, ces lignes sont mises en sous-traitance. Delannoy continue d'exploiter la ligne 56, et les 55 et 57 sont confiées à Bolle. Quelques années plus tard, Delannoy cèdera la ligne 56 à Bolle également. Les tickets SNELRT ne sont plus valables sur ces trois lignes.

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Message non lu par FVCAD » 19 août 2013 13:34

Le 14 septembre 1970, la ligne 10 est prolongée par deux antennes:
- l'une continue au-delà du cimetière de Tourcoing pour desservir la nouvelle ZUP de Bourgogne avant de terminer au Risquons-Tout;
- l'autre quitte la rue de Gand par les rues du Tonkin et de la Malcense pour rejoindre le Cimetière puis Neuville-en-Ferrain par les rues de Tourcoing, des Cinq-Voies et du Bailly (le terminus est installé à l'angle de la rue des Fromets, c'est l'arrêt encore appelé "Neuville Centre". la SNELRT évite ainsi au mieux de concurrencer la ligne d'autocars Tourcoing – Halluin – Comines exploitée par Bolle en tarification SNCF).
Simultanément, la ligne 11 est limitée au Stade du Chêne-Houpline. Suite à la protestation de nombreux habitants du secteur, elle sera de nouveau prolongée au Roitelet le 10 mai 1971, où elle donne correspondance sur la branche Risquons-Tout de la ligne 10.
La demande s'avérant bien plus importante pour la ZUP de Bourgogne que pour Neuville, l'antenne de Neuville sera supprimée le 5 septembre 1972, à la faveur de la création de la ligne 30. Tous les autobus de la ligne 10 desservent alors la ZUP de Bourgogne, la moitié d'entre eux terminant Rue Le Corbusier et l'autre moitié continuant jusqu'au Risquons-Tout.

Le 15 mars 1971, deux déviations permettent de mieux desservir les nouveaux quartiers qui commencent à se peupler. Certains services de la ligne 24 rejoignaient déjà le terminus de la Houzarde par la rue de la Baillerie au lieu de la nationale 350; ces services sont alors portés à un sur deux et tournent à droite dans la rue Léon Blum pour terminer rue du Président Herriot, afin de mieux desservir la nouvelle ZUP de Beaulieu. A Hem, la ligne 16 est détournée entre le carrefour Delory et la rue des Ecoles par les rues Briet, Lannelongue, Pascal pour mieux desservir la ZUP Longchamp.

Le 10 avril 1972, la ligne 12 est prolongée de la gare d'Halluin à l'église du Colbras.

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Re: L'évolution du réseau de Roubaix et Tourcoing

Message non lu par FVCAD » 19 août 2013 13:42

Le 27 mars 1972, les lignes 14, 17 et 21 sont recombinées et cèdent la place aux nouvelles lignes 24 et 27. Il s'agit de la première transformation visant à renuméroter les lignes dans la vingtaine, processus qui sera totalement achevé le 1er juillet 1977.
- La ligne 24 reprend la ligne 14 en totalité, et le tronçon Roubaix Grand-Place – Mouvaux Trois-Suisses de la ligne 17. Une antenne, desservie par un bus sur deux, se détache au Blanc-Seau pour rejoindre le Capreau (rue Ribot), par la rue de Tourcoing (soit plus à l'est que la ligne 9).
- La ligne 27 reprend la ligne 21 en totalité, puis continue jusqu'à Leers par le trajet de la ligne 17. Une antenne est créée depuis le Pont du Breucq vers Wasquehal Centre.

Le 1er juillet 1972, un service horaire de desserte longitudinale de Wattrelos est mis en service sous le numéro 23. Cette ligne part du Virolois, en correspondance avec la ligne 10, puis se rend au Mont-à-Leux (desservi pour la première fois par un service régulier), passe sous le pont de la Martinoiure, rejoint et traverse la Cité de la Martinoire par les rues de Chardonnet, Corneille, Voltaire et Balzac. A partir de ce moment elle suit la ligne M jusqu'au centre-ville de Wattrelos, puis l'antenne Beaulieu de la ligne 24 jusqu'à l'arrêt Blum; redessert enfin l'arrêt Château-d'Or délaissé par la ligne 14 avant de terminer à l'église de Beaulieu.

Le choix de cet indice 23 soulève quelques interrogations: alors que les lignes 24 et 27 sont déjà créées, il vient se placer après l'indice 22 des services sporadiques du Nouveau-Roubaix. Curieusement, la renumérotation à venir des lignes 12 et 13 n'a pas été anticipée. Lorsque celle-ci sera effective, les services du Nouveau-Roubaix et la desserte de Wattrelos devront abandonner leurs indices chiffrés pour devenir les lignes H et W!

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Message non lu par FVCAD » 19 août 2013 14:36

La ligne 23 est l'occasion de faire un petit intermède concernant les relations avortées avec la Belgique.

Il a donc fallu attendre 1972 pour qu'un service d'autobus desserve le Mont-à-Leux côté français. Le Maire de Wattrelos demandait depuis longtemps l'instauration d'une desserte longitudinale de sa ville notamment pour désenclaver le Mont-à-Leux. Mais l'une des pierres d'achoppement a été l'encombrement important du poste-frontière. L'horaire de la ligne 23, qui prévoyait initialement une rotation toutes les 60 minutes, a dû être détendu à 70 minutes dans le cours de son existence.

Dès 1968, la Communauté Urbaine a beaucoup gambergé pour créer des dessertes transfrontalières (dont aucune n'a vu le jour!). Il n'était pas question de passer par les postes-frontière existants (Risquons-Tout, La Marlière et Mont-à-Leux), car il n'aurait absolument pas été possible de garantir un horaire. La solution envisagée consistait à créer des passages de frontière expressément réservés aux autobus:
-au sud du Risquons-Tout, entre la rue du Gl Beauvoir de l'Isle et la rue du Labyrinthe. Le franchissement aurait été effectué par la ligne 10 ou 11 (voire les 2) qui aurai(en)t absorbé la ligne 718/3 (actuelle P) de la SNCV.
-au sud du Mont-à-Leux, en rétablissant la continuité de la rue de la Martinoire (par le sentier du Petit-Courtrai), ou en créant un passage aux Ballons. Le franchissement aurait été effectué par un prolongement de la ligne 15, qui aurait absorbé la ligne 718/2 (actuelle M) de la SNCV.

Il n'y avait pas que les points de passage à créer, qui auraient nécessité d'importants travaux, il y avait aussi la situation de concurrence avec la SNCV: difficile techniquement à l'époque d'envisager un véritable service international. On a donc continué de franchir la frontière à pied.

La première ligne à franchir la frontière sera la 75, à Warneton, le 2 septembre 1991.

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Re: L'évolution du réseau de Roubaix et Tourcoing

Message non lu par FVCAD » 19 août 2013 14:41

Le 5 septembre 1972, la ligne de tramway 7 est abandonnée, remplacée entre Marcq Place et le Croisé-Laroche par un prolongement d'une antenne de la ligne de bus CGIT 4.

Le même jour est créée la ligne 30: Tourcoing Grand-Place (en fait: Place Roussel, là où terminent également les lignes M et 57, aujourd'hui s'y trouve la nouvelle gare routière, mais à l'époque c'était plutôt à l'écart) – Rue de Roncq – Neuville-en-Ferrain. Il s'agit de la réactivation longtemps attendue de l'ancienne ligne P / 10bis / 13. Il suffit de regarder le plan de 1981 et de l'imaginer sans la ligne 30 pour voir combien le quartier des Phalempins, pourtant très densément peuplé, était délaissé! Victime de l'étroitesse de ses rues, la desserte n'a jamais pu être efficace. La détermination de son nouvel itinéraire n'a pas été sans mal: il était initialement prévu de la faire passer par les rues du Calvaire et de la Latte à l'aller, et la rue de Menin (comme le tram en son temps) au retour; Mais l'étroitesse rédhibitoire de ces rues a conduit à adopter un itinéraire plus à l'ouest, pour ne rejoindre la rue de Roncq qu'au niveau de l'église St Jacques. Après le carrefour Roncq-Orions, la ligne traverse le nouveau quartier du Pont-Rompu et rejoint Neuville par la voie nouvelle et la rue Robert Schuman, puis reprend le terminus créé pour la ligne 10. Laquelle abandonne son antenne de Neuville pour desservir la ZUP de Bourgogne par tous ses services.

Vu les craintes quant à sa rentabilité, la SNELRT a opté pour confier cette ligne en sous-traitance à M. Mentha. La desserte était horaire, effectuée par un seul véhicule. Les tickets en vigueur étaient ceux de la SNELRT, contrairement aux lignes M et 57.

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Re: L'évolution du réseau de Roubaix et Tourcoing

Message non lu par FVCAD » 19 août 2013 14:43

En 1971, les communes de Flers, Annappes et Ascq sont fusionnées, et débute la construction de la ville nouvelle de Lille-Est. Très vite se pose la question de la liaison par les transports en commun entre cette nouvelle agglomération et Roubaix et Tourcoing, d'autant que la ville nouvelle doit accueillir de nombreux établissements universitaires et d'enseignement supérieur.

Le 8 janvier 1973 est lancée la première liaison directe répondant à cet objectif. La ligne 31, également confiée à M. Mentha pour l'exploitation (tickets SNELRT valables), part de Tourcoing Place Roussel pour rejoindre le Pont du Breucq en de desservant au passage que les arrêts suivants: Roubaix Place de la Liberté et Croix Place. Elle continue ensuite vers le Moulin-Delmar, Flers Bourg, Flers Sud et la Poste d'Annappes (la rue de Lille n'était pas encore interrompue par l'autoroute urbaine. Lorsque cela fut le cas, le 1er octobre1974, la ligne 31 fut déviée par la rue Baudouin IX pour desservir au passage la nouvelle université du Pont-de-Bois), la rue Marcel Bouderiez, la Résidence, et atteint la Cité Scientifique par la rue Yves Decugis.

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Re: L'évolution du réseau de Roubaix et Tourcoing

Message non lu par FVCAD » 19 août 2013 14:44

Le 10 septembre 1973, les lignes 16 et 18 sont fusionnées pour former la nouvelle ligne 26. Il faut préciser ici que, contrairement aux lignes 19 et 20, les lignes 16 et 18 ont des trajets nettement différents entre Roubaix Grand-Place et le Nouveau-Roubaix.
- La ligne 18 reprend l'itinéraire du tram I tel qu'établi en 1905 par les TRT (et fusionné avec la ligne D vers 1920): Rues Neuve (du Ml Foch), du Moulin (Jean Moulin), Claude Lorrain, Boulevards du Cateau et de Fourmies.
- La ligne 16 descend de la ligne 4 du réseau Mongy mise en service en 1908. A cette époque, l'ELRT était concurrente des TRT et devait donc emprunter des itinéraires différents. La tête de ligne des tramways Mongy se trouvait Place de la Liberté; la ligne 4 parcourait les rues du Coq-Français, Jules Guesde, La Rochefoucauld et Henri Regnault. C'est à la faveur de l'absorption des TRT par l'ELRT (en 1922), que la ligne 4 est devenue S (en 1934). La ligne 16 emprunte depuis 1951 un itinéraire légèrement différent, par le Boulevard du Cateau (commun avec la ligne 18), la rue E. Vaillant et l'avenue G. Delory (partiellement commun avec la boucle de retournement des lignes 15 et 18 donc).
La nouvelle ligne 26 emprunte donc l'itinéraire de la ligne 18 entre Tourcoing Grand-Place et Roubaix Grand-Place; puis elle suit un itinéraire de compromis: rue Jean Moulin, rues de Denain à l'aller et Ma-Campagne au retour, rue Jules Guesde, Boulevards du Cateau et de Fourmies jusqu'à la place Spriet, puis rejoint l'itinéraire de la ligne 16 par l'avenue Fourier.
Un service sur deux continue jusqu'à Hem Eglise (et éventuellement Forest) par l'itinéraire de la ligne 16. L'autre se détache de cet itinéraire au niveau de la rue Calmette pour continuer par le sud du quartier des Hauts-Champs, l'église Saint André, les rues du Docteur Roux, des Ecoles des Trois Fermes et des Vosges pour terminer à Hem La Vallée.

La ligne 13 perd du coup une de ses longues antennes, à savoir l'ancienne ligne 16. L'ancienne ligne 9 continue toutefois à être exploitée par prolongement de certains services de la ligne 13.

Ce même 10 septembre 1973, une nouvelle antenne est créée sur la ligne 27: un service sur deux est dévié depuis Auchan Leers pour rejoindre Leers en passant par Lys-lez-Lannoy. L'antenne de la cité Babylone, jusque là une simple boucle de retournement, est prolongée de deux arrêts.

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Re: L'évolution du réseau de Roubaix et Tourcoing

Message non lu par FVCAD » 19 août 2013 14:47

Le 2 février 1975, c'est au tour des lignes 11, 12 et 13 d'être remaniées et renumérotées 21, 22 et 23.
- La ligne 12 devient simplement la ligne 22; elle est toutefois prolongée vers le Blanc-Seau en reprise de la ligne 13, mais avec détournement entre Tourcoing Grand-Place et le P.N. du Blanc-Seau par le quartier du Flocon (la ligne 1bis est croisée à Ma-Campagne).
- La ligne 23 est constituée par le tronçon Mouvaux St François – Tourcoing Grand-Place de la ligne 11 et le tronçon Tourcoing Grand-Place – Mousserie – Roubaix Grand-Place de la ligne 13. Elle rejoint néanmoins Roubaix Grand-Place par la rue de l'Hommelet au lieu du Boulevard de Strasbourg.
- La ligne 21 est une navette reprenant uniquement le tronçon résiduel Tourcoing Grand-Place – Roitelet de la ligne 11.

Initialement, il avait été prévu de laisser la ligne 12 (déjà longue) telle quelle et de croiser simplement les lignes 11 et 13, mais une ligne Blanc-Seau – Roitelet aurait eu une charge très déséquilibrée entre ses deux tronçons: le tronçon sud-ouest aurait été beaucoup plus chargé, d'autant que la nouvelle desserte du quartier du Flocon devait amener des usagers nouveaux. La fréquence de la ligne Tourcoing – Halluin correspondait bien mieux aux besoins.

La ligne 9, très sous-utilisée depuis de nombreuses années, est remplacée par une navette appelée 24bis en correspondance avec la ligne 24 au Capreau, et effectuant 4 fois par jour le trajet Eglise Saint Clément – Wasquehal Hôtel-de-Ville. Elle sera prolongée à l'essai au Haut-Vinage le 15 septembre suivant, avant de voir son terminus définitivement placé au Pavé-de-Lille (correspondance Mongy) le 11 septembre 1976. L'antenne Capreau de la ligne 24 est prolongée de deux arrêts jusqu'à la rue Jean Jaurès.

Enfin, les services jusque là exploités sous les indices 22 et 23 se retrouvent en conflit numérique avec les nouvelles lignes: ils sont donc rebaptisés H et W, en attendant que des modifications ultérieures permettent de mieux les intégrer au réseau.

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Re: L'évolution du réseau de Roubaix et Tourcoing

Message non lu par FVCAD » 19 août 2013 14:51

Le 13 septembre 1976 est mise en service la ligne 32: Roubaix Grand-Place – Fraternité – Hem Beaumont – Hempempont – Cousinerie – Pont-de-Bois – Villeneuve d'Ascq Hôtel-de-Ville - Cité Scientifique (initialement par le même trajet que la ligne 2, puis via le CES du Triolo dès que l'achèvement de la voirie le permet). Cette seconde ligne reliant Roubaix à la ville nouvelle, exploitée directement par la SNELRT selon un service horaire, s'avère beaucoup plus efficace (et prisée) que la ligne 31, essentiellement parce qu'elle passe par des secteurs moins encombrés. Entre la Cousinerie et le Pont-de-Bois, son itinéraire et ses arrêts sont communs avec l'antenne de la ligne 2 CGIT mise en service en janvier précédent.

Le 3 janvier 1977, la ligne 15 est prolongée au-delà du Crétinier par deux antennes, l'une desservant la cité de la Martinoire, et l'autre terminant Place Thomas par les rues D'Hondt et Philippot. A cette occasion, elle est renumérotée 25.

Le même jour, l'antenne ZUP Beaulieu de la ligne 24, qui terminait Rue Herriot, est prolongée par la rue Pierre Brossolette jusqu'à un nouveau terminus en boucle par la rue Turgot. Certains services rejoignent le collège Boutillerie (aujourd'hui Pablo Neruda) par les rues Blomme et Leruste. La ligne W effectue également un arrêt au collège Boutillerie.

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Re: L'évolution du réseau de Roubaix et Tourcoing

Message non lu par FVCAD » 19 août 2013 14:54

Le 1er juillet 1977 a lieu l'achèvement de la renumérotation, mais aussi la cessation d'activité de Central-Car, la compagnie de transport de Daniel Mentha.

La ligne 10 cesse de desservir la ZUP de Bourgogne; à partir du carrefour du Pont-de-Neuville elle est scindée en deux courtes antennes: l'une termine au Roitelet, l'autre au Parc de l'Yser, près duquel un lotissement a été construit. A la faveur de cette modification, elle est renumérotée 28.
La ligne 21 quant à elle, reprend la desserte entre le Roitelet (qu'elle atteint en passant par la rue Rouget de l'Isle, le Boulevard de l'Egalité et le cimetière) et la ZUP de Bourgogne, un service sur deux terminant Rue Le Corbusier et l'autre au Risquons-Tout.

En raison de la cessation d'activité de Central-Car, la SNELRT doit reprendre l'exploitation des lignes 30 et M. La ligne 30 est ainsi prolongée depuis Tourcoing Grand-Place afin de reprendre les dessertes des lignes M et W. Elle rejoint d'abord l'itinéraire de la ligne W par la gare et la rue du Levant pour desservir le Mont-à-Leux, puis ensuite le Sapin-Vert, d'où elle continue jusqu'à Wattrelos centre par l'itinéraire de la ligne M (la cité de la Martinoire est desservie par la ligne 25 depuis six mois). Un service sur deux continue vers Leers, l'autre remonte la rue de la Baillerie pour terminer au Collège Boutillerie (jusqu'au 15 septembre cette antenne ne sera pas desservie, ces services terminant à l'hôpital de Wattrelos. L'église de Beaulieu cesse d'être desservie).
Côté lillois, la CGIT reprend l'exploitation de la ligne maintenant appelée 5o (prononcer cinq-zéro) entre Lille et Lys-lez-Lannoy St Luc. Les horaires (toujours 6 AR par jour) sont ajustés pour permettre une correspondance aisée avec la ligne 27 vers Leers.

La ligne 31 est confiée au transporteur Presti qui, vu sa faible fréquentation, peut l'exploiter avec un minibus. Elle est limitée au parcours Croix Place – Pont-de-Bois, d'où elle rejoint Villeneuve d'Ascq Hôtel-de-Ville (elle sera prolongée à la cité scientifique via le CES du Triolo le 1er décembre).

Les services partiels de la ligne 20 sont prolongés de Lys Justice à Lannoy

Enfin, la ligne 23 est prolongée depuis Roubaix Grand-Place à Croix St Pierre par les rues du Grand Chemin, de l'Epeule, de Wasquehal et Saint Pierre. (initialement, il avait été prévu de dévier la ligne 27 pour assurer cette desserte)

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Re: L'évolution du réseau de Roubaix et Tourcoing

Message non lu par FVCAD » 19 août 2013 14:57

La renumérotation du réseau étant maintenant achevée, faisons une petite pause afin de lister les lignes en service début 1978:

1: Lille Théâtre – Croisé Laroche – Roubaix Grand-Place (tramway)
1 bis: Lille Théâtre – Croisé Laroche – Tourcoing Grand-Place (tramway)

20: Tourcoing Grand Place – Roubaix Gare – Roubaix Grand-Place – Lannoy – Toufflers
21: Tourcoing Grand Place – Chêne-Houpline – Cimetière – ZUP Bourgogne – Risquons-Tout
22: Blanc-Seau – Flocon – Tourcoing Grand-Place – Roncq – Halluin
23: Mouvaux St François – Tourcoing Grand-Place – Tourcoing Gare - Mousserie – Roubaix Grand-Place – Croix St Pierre
24: Mouvaux Trois-Suisses / Wasquehal Capreau – Blanc Seau – Roubaix Gare – Roubaix Grand-Place – Wattrelos Place – La Houzarde / ZUP Beaulieu
24-bis: Wasquehal Capreau – Wasquehal Pavé-de-Lille
25: Boulevard de Fourmies – Epeule – Roubaix Gare – Fosse-aux-Chênes – Crétinier – Martinoire / Place Thomas
26: Tourcoing Grand-Place – Fosse-aux-Chênes – Roubaix Grand-Place – Place du Travail – Hem La Vallée / Hem Eglise – Forest-sur-Marque
27: Leers – Carihem / Lys St Luc – Auchan Leers – Roubaix Grand-Place – Croix – Wasquehal Centre / Cité Babylone / Moulin-Delmar
28: La Marlière – Tourcoing Gare – Tourcoing Grand-Place – Rue de Gand – Cimetière / Parc de l'Yser

30: Neuville-en-Ferrain – Rue de Roncq – Tourcoing Grand-Place – Tourcoing Gare – Mont-à-Leux – Sapin Vert – Crétinier – Wattrelos Place – Collège Boutillerie / Leers
31: Croix Place – Moulin-Delmar – Flers Bourg – Pont-de-Bois – Villeneuve d'Ascq Hôtel-de-Ville – Cité Scientifique
32: Roubaix Grand-Place – Fraternité – Beaumont – Cousinerie – Pont-de-Bois - Villeneuve d'Ascq Hôtel-de-Ville – Cité Scientifique

55: Lille – Halluin (exploitée par autocar Bolle)
56: Lille – Wervicq (exploitée par autocar Bolle)
57: Tourcoing – Linselles – Comines (exploitée par autocar Bolle)

FVCAD
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Re: L'évolution du réseau de Roubaix et Tourcoing

Message non lu par FVCAD » 20 août 2013 04:45

Le 13 février 1978, les deux antennes ouest de la ligne 24 sont prolongées, respectivement jusqu'à Mouvaux St François et Wasquehal Pavé de Lille. La ligne 24-bis disparaît.
Le même jour, l'antenne Hem La Vallée de la ligne 26, en fait depuis longtemps limitée aux Trois-Fermes, est déviée vers l'église St Joseph (où elle croise l'autre antenne avant d'effectuer sa boucle de retournement)

Le 11 septembre 1978, un nouveau remaniement est effectué au niveau de la ZUP Bourgogne: la ligne 21 suit à nouveau la rue du Chêne-Houpline jusqu'au bout, est déviée par le parc de l'Yser, un service sur deux termine rue le Corbusier, l'autre au Risquons-Tout, et quelques services se rendent à la ZI de Neuville. La ligne 28 perd son antenne du parc de l'Yser, et elle est prolongée à ses deux extrémités, depuis le Roitelet comme depuis la Marlière, vers la ZUP de Bourgogne (Rue Le Corbusier) et devient un service circulaire. Par ailleurs, la ligne 21 est prolongée au Blanc-Seau en lieu et place de la ligne 22.

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